Interview Radio Konstroy

le lien pour écouter l'emission du 15/11/2015 : Noise Generator Radio Konstroy

Merci a Bibi et a toute l'équipe !

Interview Radio Jungle Call sur Vallée FM

Interview Netfeeders.com

Interview par Amine de Netfeeders.com

 

Nous avions rencontré Noise Generator, il y aquelques semaines pour une interview video. Et comme nous avions d'autres questions à leur poser, ceci a donné lieu à une interview écrite. Noise Generator est un binôme monté par Laurent de Charge 69 et K-Shoo, ancien chanteur et leader de Dirty District passé par Boost et Noxious Enjoyement. Depuis ce dernier avait laissé tomber la musique mais ce projet s'est imposé à lui et marque son retour. Noise Generator est un crossover entre punk, hardcore et metal avec des incursions electro, dub, indus trés largement apporté par le côté machine. Dépositaire d'un EP quatre titres du nom de "No Rest For The Unseen", le groupe travaille déjà à un album. Interview avec les deux protagonistes Laurent et K-Shoo. 

 

Pourquoi s'être appelé Noise Generator ?

Laurent: La première idée était “Low Noise Factory”, on cherchait quelque chose de cohérent par rapport à notre son, quelque chose de lourd, grave, industriel et puissant ... Après discussion, on a remplacé “Factory” par “Generator” et viré le “Low” superflu !

K-Shoo: Parce que nous générons du bruit.

 

Vous venez de sortir un EP du nom de "No Rest for the Unseen". De quoi parle chacun des textes du EP ?

 

K-Shoo: Le morceau "Gabonika" est tiré de ma passion pour les reptiles. Bitis Gabonica, c'est le nom scientifique de la vipère du Gabon. C'est une grosse vipère qui possède des crochets parmi les plus balèzes chez les serpents. Quand elle se sent menacée, elle souffle super fort, c'est ce souffle que tu peux entendre au début du morceau. Le texte parle de ce souffle, de cet avertissement, de cette menace directe. Si quand tu entends ce souffle, tu continue à jouer au con et à faire le mariole avec la vipère, tu devras en subir les conséquences et elles seront très, très lourdes.

 

"Spit Venom" est encore une histoire de serpents vous allez me dire ! Ben ouais, voilà. C'est une passion pour moi, les serpents. Allez regarder les interviews sur le sujet sur Netfeeders!

 

Avec "No Rest For THhe Unseen" : Ici le thème c'est le mal-être d'être un anonyme dans la foule, que personne ne fasse jamais attention à toi, que tu n'intéresse personne. Pour le personnage de ma chanson, ça tourne à l'obsession et pour devenir "quelqu'un", pour "avoir une vie", il se dit que la seule solution c'est de prendre une vie à quelqu'un d'autre.

 

"Alfawolf " porte aussi sur une autre lubie. Le loup alpha, le loup dominant de la meute, le loup ultime. Ça, c'est un texte sur ma fascinantion pour les loups et les loups garous. 

Ça raconte l'histoire de quelqu'un qui se transforme en loup garou et espère ne plus jamais redevenir humain.

Et, soit dit en passant comme ça, vite fait, ce quelqu'un, en vrai, j'espère qu'un jour ce sera moi.

 

 

 

 

 Si Noise Generator était un film, quel serait-il et pourquoi ?

 

Laurent: Je pense à "Duel" de Spielberg, une course poursuite violente et sans répit entre l’homme et la machine

 

K-Shoo: Ouh laaaaa.... je ne sais pas. Un truc entre Dark City et Hellraiser, pour moi. 

Parce que ce sont des films que j'aime beaucoup pour leurs ambiances et leurs personnages. Les cénobites dans "Hellraiser" pourraient tous être des personnages de mes textes. Ils l'ont déjà été d'ailleurs.

 

Noise Generator mélange punk, hardcore, indus, dub... Quel est le socle de vos influences communes ?

 

Laurent: Sans avoir grandi à la même époque, on a beaucoup de références communes.

Tu viens d’en citer, mais je pense que notre base c’est le punk, esthétiquement et musicalement on tombe d’accord !

 

K-Shoo: Punk. Anglais et le reggae et la oi! qui vont avec. Puis Hardcore et Metal.

 

 

 

Est-ce qu'évoluer en binôme par rapport à une formation classique change la manière de composer ?

 

Laurent: Pas énormément, cela dépend des groupes. Nous, on cherche des idées chacun de notre côté ensuite on les écoute. Si ça plaît, j’enregistre la musique et K-Shoo pose les voix. Ensuite c’est des longues heures d’arrangement et de mixage.

 

 

K-Shoo: Mais grave !! Ça change tout. Sans ça, jamais j'aurais refait de musique ! Vive les binômes et les fichiers mp3 ! Terminées les répétitions qui durent des plombes, où tout le monde donne son avis, et blablabla, et blablabla, fini les "ah oui c'est bien, mais pourquoi on le ferait pas autrement ?!"... Pfff... Bon, je dis ça mais en vrai y'avait qu'avec Dirty District que les répètes étaient méga chiantes et merdiques, interminables et contre productives. Mais bon, y'en a eu tellement que maintenant quand tu me dis "répétition", je pense direct à ça. Alors qu'en vrai, avec Noxious Enjoyment et Boost ça se passait nickel. Et avec Noise Generator, ça se passe super bien aussi vu qu'on ne répète pas !! On se voit pour enregistrer.

 

Pourquoi avoir monté ce groupe K-Shoo, après quelques années d'inactivité musicale ? 

 

K-Shoo : Je n'ai pas monté ce groupe. C'est parti d'idées que Laurent avait en réserve. Il m'a fait écouter, ça m'a inspiré et voilà, c'est parti comme ça. On s'est mis d'accord direct sur la façon de fonctionner et on n'a jamais dérogé à nos "règles", hahahaha !!

 

Laurent, tu évolues dans Charge 69, qu'est-ce qui t'a motivé à monter un nouveau groupe ?

 

Laurent: Ce sont deux choses complètement différentes, je voulais pousser plus loin la musique en home studio, créer sans contrainte et passer le stade de simple maquette à des choses beaucoup plus abouties. De plus, j’avais un grand besoin de créer mon projet.

 

 

 

 

 K-Shoo, tu as connu plusieurs périodes. Les prémices du punk en France puis l'explosion du rock alternatif et enfin l'émergence d'une scène hardcore et métal plus branchée US que la génération précédente. Quel constat fais-tu depuis tes débuts à aujourd'hui ?

 

K-Shoo: Je constate qu'en France il y a de bons groupes mais personne pour les écouter.

Je vais rabacher, mais j'ai toujours trouvé qu'il y avait un état d'esprit de merde niveau musique dans ce pays. Mais vraiment.

Et le pic de la bouffonade et du mauvais goût a été atteint avec la scène dite "alternative" (alterno pour les initiés, et je pose un lol). Et je suis bien placé pour le savoir : j'en ai fait partie et pas qu'un peu...

Bon enfin bref, y'a globalement un état d'esprit de merde et des mauvais groupes, et quand tu te donnes la peine de farfouiller, tu tombes sur de purs groupes tous styles confondus. Enfin quand je dis tous styles, attention quand même, y'a des limites hein avec des purs gars dedans.

 

Le terme de fusion est devenu galvaudé mais votre musique a cette approche. Est-ce un terme que vous réfutez ?

 

Laurent: Ce n’est pas facile de mettre une étiquette simple et précise sur notre style étant donné le mélange, le terme fusion reste trop vague à mon goût.

 

 

K-Shoo: Moi complètement. Je réfute totalement. Dans fusion, il y a un côté "peace and unity", "on est tous frères" qui me révulse. Fusionner, c'est prendre plusieurs éléments pour n'en faire qu'un, "all together". Hors de question.

Et là aussi je suis bien placé pour en parler, j'en ai fait !! 

Moi je préfère parler de crossover. 

Quand tu écoutes NOISE GENERATOR, tu sens les influences, on essaye pas de les masquer, de les truquer ou de les déformer à la française. Ceci dit, il y a eu d'excellents groupes étiquetés fusion comme Urban Dance Squad, Fishbone, Mordred, Maelström..., mais les gens n'ont reconnu que les plus pourris : Living Color et Red Hot Chili Peppers, LE groupe tout naze par excellence.

 

Vous avez collaboré avec un artiste US pour un remix et cette collaboration s'est précisée sur d'autres morceaux. Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ?

 

Laurent: On ne se connaît pas, on ne s’est jamais vus mais toutes nos collaborations ont été excellentes. Neorev (Mickael Mateo) est un Dj new yorkais beaucoup plus “electro” que nous, c’est aussi un grand fan de Prodigy. On remixe mutuellement nos morceaux et c’est cool. On bosse actuellement sur un titre en commun, Neorev versus Noise Generator ! 

 

 

K-Shoo: Ça me fait marrer que personne ou presque ne nous calcule en France alors qu'on a déjà 3 morceaux sortis aux USA. Le gars avec qui on a bossé, Neorev, il n'a pas que de la gueule. Il a voulu qu'on bosse ensemble et il a fait en sorte que ça se fasse. Sans nous connaître, en tous les cas sans me connaître, en dehors de la musique. J'ai jamais vu sa tête et je n'ai jamais échangé le moindre mot via internet avec lui. Laurent est mieux placé que moi pour en parler.

 

 

 

K-Shoo on a l'impression que tu es revenu à une approche plus éclectique avec Noise Generator que dans tes précédents groupes comme Noxious Enjoyment et Boost. Pourquoi ?

 

K-Shoo: Ben faut croire que j'aime bien ça, hahaha !!

Non je sais pas. Dans Noxious Enjoyment, c'était pas le propos et dans Boost ,on était 3 chanteurs, on se partageait le taf, chacun avait son style, plus ou moins et des fois on changeait un peu de registre.

 

Au niveau chant et vocal, tu es revenu à un chant clair. Qu'est-ce qui a guidé ce choix ?

 

K-Shoo: Si j'avais bourriné direct sur les morceaux de Noise Generator, je pense que ça m'aurait vite saoulé, même si j'adore ça. Là, il y a de la place pour des voix claires, des trucs chantés bien accrocheurs, des refrains puissants. Ce serait dommage de ne pas en profiter !!

 

Comment vous travaillez du fait de l'association machine et instruments ? De quoi partez-vous: d'un riff, d'un pattern, d'une mélodie à la voix ?

 

Laurent: Généralement je commence avec une boîte à rythme basique et je pose les guitares dessus. Ensuite je bidouille, j’essaie d’intégrer des samples, je joue des claviers, je reconstruis entièrement la batterie. Bref j’expérimente pas mal de choses qui ne fonctionnent pas toujours mais ça m’évite de tomber dans l’automatisme.

 

 

 

 

K-Shoo, la première mouture de Dirty District s'est remonté avec le chanteur des Babylon Fighters sous le nom Guerilla. Tu peux nous en dire plus ?

 

K-Shoo: Non !! Comme ça me fait rire ce genre de réponse!

Non je n'en sais pas plus à ce sujet.

J'ai toujours considéré Birdy comme un excellent chanteur et frontman et la première mouture de Dirty District était de loin la meilleure. Donc en vrai, ça m'a fait super plaisir qu'ils forment un groupe ensemble.

 

Dans Noise Generator, on retrouve cette même ambition que dans Dirty District, celle de rassembler toutes vos influences au sein du groupe. K-Shoo, est-ce que tu revendiques ce même esprit ?

 

K-Shoo: Non je ne revendique plus rien. C’est un fait. On a plusieurs influences et ça se sent dans notre musique. 

Je ne le revendique pas, je l’impose !!

 

Pendant un temps, un autre temps bien désuet, le rock alternatif avait érigé en autodafé les disques estampillés du logo d'une major et fustigé les groupes qui y étaient signés. Aujourd'hui que les majors ne pèsent plus rien et affichent les budgets qu'on pouvait trouver en indépendant, comment K-Shoo tu perçois cela ?

 

K-Shoo: Tout d’abord je me dis: "bien fait pour leur gueule". Pendant des années, les majors se sont gavées sur le dos des artistes et des auditeurs. Aujourd’hui ce temps est révolu. Les gens n’achètent plus autant de disques. 

Pour moi, ça ne change pas grand-chose de toute façon. J’ai toujours galéré pour gagner le moindre centime avec la musique. Et j’ai toujours bossé avec des budgets de merde. Donc voilà, je vis et je laisse mourir.

 

Comment voyez-vous le fait qu'aujourd'hui, tout puisse être fait et géré par l'artiste et paradoxalement, la musique est devenue totalement périphérique. C'est plus un produit pour illustrer des jeux vidéo, faire des pubs... Alors qu'avant, la musique était un référent culturel fort qui définissait un style, une appartenance à une communauté d'esprit ?

 

Laurent: L’arrivée d’Internet a changé beaucoup de choses et la MAO (ndlr: Musique Assistée par Ordinateur) a considérablement évolué, je trouve ça plutôt cool. Nous, sans cette évolution, on n'aurait pas pu exister avec Noise. L’autoprod c’est bien car tu gardes le contrôle sur tout mais ça reste à tes frais.

 

K-Shoo: Moi ça, ça m’emmerde grave en vérité. Ce n’est pas du tout ma manière d’appréhender la musique. Mais pas du tout. Du coup, je ne m’intéresse plus autant qu’avant aux nouveautés. Même dans les styles qui me plaisent.

 

 

 

Lorsqu'on écoute Noise Generator, on pense parfois à Killing Joke... Est-ce une référence sur laquelle vous vous reconnaissez ?

 

Laurent: À fond et ça me fait plaisir que tu le dises, c’est une grosse référence pour nous.

 

K-Shoo: Sans l’ombre d’une hésitation. Killing Joke est un groupe phare pour nous, une énorme référence. 

 

Vous disiez ne pas forcément revendiquer une influence indus. Pourtant, on peut y voir un peu de Ministry ou de KMFDM mais en version plus down tempo peut-être. Pensez-vous que ce soit simplement du fait d'avoir recours à des machines ? Il y a même un côté sub et parfois dubstep, non ?

 

Laurent: Le côté indus n’est pas voulu mais c’est sûr que les machines et les guitares saturées y font beaucoup. Injecter de temps en temps des séquences dubstep fonctionne super bien et on adore ça !

 

K-Shoo: Oui je pense que c’est lié aux machines. Et au fait qu’on durcisse le ton avec les grattes. Mais je n’ai pas une grosse culture indus, alors je ne peux pas trop trouver de référents dans le style. J’ai le sentiment que notre musique est moins martiale que de l’indus. Parce qu’on mixe le punk avec des machines. Il y a effectivement un soupçon de dubstep dans ce que l’on fait.

 

Aujourd'hui avec les nouvelles technologies, Internet et la mondialisation, peut-on encore souffrir d'être un groupe en France ou un artiste français par rapport aux Etats-Unis où des marchés comme l'Angleterre, plus avancés que nous le sommes ?

 

Laurent: Je pense qu’on ne pourra jamais rivaliser avec ces pays, c’est une histoire de culture. En revanche, Internet permet d’être diffusé facilement dans le monde entier, c’est d’ailleurs grâce à cela qu’on a pu collaborer avec Neorev cet artiste US.

 

K-Shoo: Moi je dis depuis toujours que l’étiquette "français" quand tu fais de la musique, c’est le pire des boulets. Le grand public français n’a aucune culture musicale et le monde entier le sait. Et se fout de notre gueule, à juste titre.

Dans les scènes plus underground par contre, il y a des vrais groupes en France, des groupes reconnus à l’internationale, qui tournent à l’étranger. 

La musique ici n’a jamais été considérée comme un vrai truc. La phrase type c’est: "on fait ça pour rigoler, ne se prend pas au sérieux". Ok, bien sûr que c’est un truc qu’on doit faire par plaisir et passion mais t’es pas obligé de faire le pitre. Enfin c’est mon point de vue. Moi j’ai fait de la musique parce que j’avais des choses à exprimer et j’y mets beaucoup de conviction. Je monte sur scène pour en mettre plein la gueule au gens, pas pour animer une kermesse.

 

 

 

Qu'est-ce qui fait de Noise Generator un groupe punk ou du moins qui puisse être affilié à cette scène ?

 

Laurent: Certainement le style et le son des guitares en plus des voix énervées. Le fait que je sois actif dans la scène aussi doit jouer, bien que je nous vois plus comme des ovnis pour le moment !

 

K-Shoo: Laurent. Il est tout le temps en creepers.

 

Jello Biaffra disait dans un article assez fourni et documenté que l'une des grandes spécificités de la scène punk française avait été le recours à des boîtes à rythme et des machines pour les beats en citant Métal Urbain, les Bérus, Les Ludwig qui faisaient office d'exemples singuliers, si on excepte Suicide. On pourrait citer pleins d'autres groupes français dont Wroomble Experience... Etes-vous de cet avis et comment travaille-t-on avec une machine ? Plus simple ? Plus complexe ?

 

Laurent: Dans notre cas, c’est plus pratique et plus rapide. Je joue aussi de la batterie, du coup ça facilite la programmation. J’aime bien monter nos boîtes à rythme pas à pas, un peu comme une vraie batterie, chaque élément a sa piste dans le séquenceur.

 

K-Shoo: Quand tu dis "fourni et documenté", tu veux dire "casse-couilles" non ? Nan parce que bon les thèses de Biafra…

 

 

 

Qu'est-ce que vous avez appris de vos expériences précédentes dans vos groupes respectifs ?

 

Laurent: J’ai d’excellents souvenirs de tournées et de studio mais pour que ça fonctionne, il faut arriver à communiquer, rester zen et être un minimum carré. Je retiens qu’un groupe ça reste fragile, il y a des hauts et des bas, des moments mémorables et d’autres moins fun … Des fois, on compare ça à une histoire de couple, ce qui n’est pas complètement faux !

 

K-Shoo: Ouh la la, c’est piège ta question là ! Ça peut vite déraper avec moi ce genre de sujet !!

Bon je vais essayer de ne pas trop déborder…

Alors :

  1. Quand quelqu’un qui ne joue d’aucun instrument, n’a aucune culture musicale - en tout cas pas la même que toi - quand ce quelqu’un vient et te dit « eh si tu veux je peux être le manager de ton groupe ! », même si c’est un pote, faut direct lui dire non. Direct.
  2. Bosser avec des connards, c’est éventuellement envisageable. Bosser avec des incompétents est fortement déconseillé.
  3. Moins on est de fous, plus on joue.
  4. Le mieux est l’ennemi du bien.
  5. Ne t’embrouille jamais avec un sonorisateur AVANT un concert, sinon il te fait un son de merde.
  6. Quand t’en a marre, t’arrête.
  7. Plein de bons souvenirs de concerts.
  8. Plein de mauvais souvenirs de concerts.
  9. Une bonne communication est impérative.

 

 

Qu'est-ce que vous auriez fait si vous n'aviez pas fait de musique ?

 

Laurent:  Je ne me suis jamais posé la question. Depuis mes 14 ans, j’ai toujours voulu faire ça donc franchement je sèche un peu !

 

K-Shoo:  Je me serais fait chier comme un rat mort. Enfin… en fait je ne sais pas. À l’époque quand j’ai commencé, je n’avais pas en tête de faire autre chose. Depuis, j’ai découvert plein de choses que j’aurais peut-être aimé faire, mais que je ne connaissais pas il y a 30 ans.

Aujourd’hui je donne des cours de chant, je trouve ça excellent comme taff. Je me demande même pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt.

 

Vos projets ?

 

Laurent: Pas mal de choses prévues prochainement, séances photo, clips et surtout préparer l’album. Depuis la sortie du maxi, on nous propose des concerts, chose qui n’était pas prévue à la base mais on commence à y réfléchir doucement…

 

K-Shoo:  Oui vraiment doucement même. Parce que les plans jouer dans des conditions de merde pour un sandwich en triangle et même pas de quoi rembourser l’essence, c’est hors de question. Et pour répondre à ta question, continuer NOISE GENERATOR. Ce binôme défonce. Mais vraiment, ça dé-fonce !! Donc on va continuer, on a plein de morceaux là, on aurait de quoi sortir un album mais on attend de voir s'il n'y a pas moyen d'avoir un peu d'aide de la part d'un label par exemple. Mais bon, pas une bande de charlots à la bonne franquette de merde. Des vrais gars qui font du vrai taff, pas des peigne-culs. Nous on a un vrai projet, on ne va pas laisser qui que ce soit le saloper par son incompétence.

 

 

par : Amine Bouziane / Photos : Alexis Jacquin